Laura Thomassaint 





Je suis née le 29 juillet 1993 à Gonesse dans une cité HLM du Val-d’Oise. C’est exactement le moment que mes grands-parents maternels ont choisis pour retourner vivre dans la ville chaude de Santa Fé, en Andalousie. On appelle ça, un retour volontaire, c’est quand un étranger quitte un pays pour retourner dans le sien. Après leur départ, Angelita - ma mère - a pleuré pendant très longtemps. Depuis ça, on peut dire que je suis assez douée pour tout ce qui est le deuil et la mort et toutes les histoires que cela concerne. C’est un peu comme mon truc à moi, on peut dire ça, oui. Un truc que je traîne avec moi et qui serait devenu le mien sans que je puisse y faire grand chose. Une chose comme ça qui m’a conduit et me conduit à fabriquer des récits, à choisir le travail de la fiction.

Faire ça, c’est une chose qui s’apprend. J’ai d’abord commencé par le faire en étudiant le théâtre dans un conservatoire d’art dramatique à paris et à la sorbonne. Puis dans les théâtre et j’ai trouvé ça, un peu compliqué, un peu reservé, un peu bourgeois, alors il y a eu le cinéma. Le cinéma que j’apprends encore aujourd’hui, en faisant des oreillettes pour des acteurs, comme j’appelle ça, c’est-à-dire que j’accompagne des acteurs à l’oreille et donc en même temps j’apprends : à réaliser, à découper un film, à écrire, à monter. (Auprès de Claire Simon, Arnaud Desplechin, Pierre Salvadori, Agnès Jaoui, Xavier Giannoli - Frederic Pierrot, Vincent Lindon, Emmanuelle Devos, Catherine Deneuve, etc). Et puis il y a eu mon premier film, s’il-vous-plaît arrêtez tous de disparaître, un moyen métrage qu’il était possible de voir en compétition au Festival International du cinéma de Brive en 2022.